#linkbetweenliving
Valérie Agneray
Doctorat de recherche création
Sensation picturale de la biodiversité
Les réseaux sociaux, devenus moteur central de la production et de la circulation des images, façonnent nos modes de perception en transformant le vivant en flux visuel continu. À partir d’images issues de cette prolifération numérique, Fresque du vivant rejoue ce défilement par le dessin, où les espèces s’entremêlent en une matière tactile.
NATURE VIVANTE
Dans la série Nature vivante, les dessins sont réalisés à partir de la liste scientifique ZNIEFF et de photographies choisies sur les réseaux sociaux à partir de leur nom scientifique. Les œuvres sont ainsi un rappel aux planches tirées de l’Encyclopédie dite Diderot – d’Alembert. À ce titre, elles portent en elles le souffle originel du projet universel d’inventorier et de représenter le vivant.
fRESQUE DU VIVANT
Instagram, devenu moteur central de la production et de la circulation des images, façonne nos modes de perception en transformant le vivant en flux visuel continu. À partir d’images issues de cette prolifération numérique, Fresque du vivant rejoue ce défilement par le dessin, où les espèces s’entremêlent en une matière tactile.
Méditérannée
L’œuvre Méditerranée se compose de quarante toiles formant une cartographie de la mer, où les frontières des pays sont colorées selon les précipitations moyennes relevées entre 1991 et 2020, et où cohabitent trente-neuf espèces marines et une espèce d’eau douce. Chacune est liée à une histoire issue de sources médiatiques, scientifiques ou d’un rapport tactile au vivant. En s’appuyant sur une recherche iconographique menée notamment sur Instagram, l’œuvre met en lumière la façon dont les images numériques façonnent notre représentation des espèces. Cette œuvre est accompagnée d’un livret.
CHIMÈRES
Le bleu pétrole d’un insecte, le jaune d’une chauve-souris, l’orange vif d’un oiseau, ces teintes irréelles sont autant d’invitations à regarder différemment le monde naturel.
OISEAUX DES JARDINS
Cette série de peintures à l’huile est réalisée à partir d’un protocole de science participative de la LPO, où 52 espèces d’oiseaux sont identifiées. Chacune est représentée sur un format de 25 x 25 cm à partir d’images trouvées sur Instagram. Entre héritages de l’illustration naturaliste et fonds désorientés allant de modèles 3D de protéines à des floraisons fantasmées, l’œuvre interroge les paradoxes éthiques de notre réalité au vivant, faisant de la peinture un lieu de sédimentation où image, biodiversité et matérialité entrent en tension.
COVID JOURNAL
C’est alors que le spectateur, comme regardant de plus près ses tableaux colorés voient apparaître de nouvelles formes. Que voyons-nous ? La représentation universelle d’une nature sublimée.
